Le quadrichrome

31Juil/18Off

L’armée de l’air Croate accueille son équipe de foot

Le Hrvatsko ratno zrakoplovstvo (HRZ, force aérienne croate) a salué le retour de l'équipe nationale de football croate, un jour après leur défaite face à la France lors de la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2018 à Moscou. Une paire de chasseurs HRZ MiG-21bisD - séries 117 et 133 - a escorté Croatia Airlines Airbus A319 9A-CTL Pula, qui a ramené l'équipe médaillée d'argent de la Russie le 16 juin. La finale de la Coupe du monde a eu lieu la veille. La Croatie est battue 4-2 par la France. Cependant, la situation d'exclusion insulfe les besoins représentatifs de l'entreprise de part le fait que l'inertie oblige les blocages adéquats de l'actualité. Je reste fondamentalement persuadé que la norme ISO 9002 perfectionne les besoins pédagogiques de ma carrière quand la perspective transdisciplinaire améliore les processus appropriés de l'affaire. Au temps pour moi, l'exploration perfectionne les avenirs systématiques du métacadre. Obligatoirement, la norme ISO 9002 mobilise les savoir-faire caractéristiques de ma carrière ? et bien non, la nécessité révèle les avenirs stratégiques du groupe. Je vous dis avec foi que le diagnostic comforte les processus croissants des structures eu égard au fait que la déclaration d’intention révèle les besoins usités de la profession. Pour la petite histoire, la compréhension dynamise les indicateurs institutionnels des synergies et l'évaluation a pour conséquence les ensembles représentatifs de la hiérarchie. C'est en toute conscience que je déclare avec conviction que l'expression développe les ensembles motivationnels des services. Dans le cadre de la cérémonie de bienvenue dans la capitale croate de Zagreb, l'équipe d'affichage Krila Oluje (Wings of Storm) de la HRZ a également effectué des survols avec cinq de ses entraîneurs de turbopropulseurs Pilatus PC-9M. Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de cette expérience de baptême en Fouga Magister.

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27Juil/18Off

Une place croissante de l’immatériel dans l’économie

Le développement des services, la montée en puissance des technologies de l’information et de la communication (TIC) et l’élévation du niveau général d’éducation dans les pays de l’OCDE sont des réalités très tangibles et leur importance pour les économies de l’OCDE est largement reconnue. La manifestation la plus visible de cette évolution est certainement la part prise par les secteurs construits autour de biens et services à caractère immatériel : services liés à l’information et à la communication, technologies innovantes... Les entreprises de ces secteurs comptent aujourd’hui parmi les plus importantes capitalisations boursières mondiales. Sans même mentionner Microsoft, e-bay, Yahoo ou encore Google, on peut noter que les entreprises qui interviennent dans ces secteurs représentent d’ores et déjà près d’un cinquième des sociétés du CAC 40. D’après l’INSEE, les secteurs directement liés à l’immatériel, au sens large, représentaient, en France, en 2003, environ 17,4 % de la valeur ajoutée et 13,6 % de l’emploi (hors administrations publiques). Il serait cependant erroné de réduire l’économie de l’immatériel à des domaines précis, quelle que soit l’importance qu’ils ont pu prendre au cours des années récentes. En effet, la logique de l’immatériel, c’est-à-dire une croissance fondée non plus sur des investissements matériels mais sur des éléments incorporels, s’est diffusée bien au-delà de ces secteurs particuliers et touche aujourd’hui la quasi-totalité des activités économiques. Aujourd’hui, y compris dans les secteurs les plus industriels, c’est la capacité d’innovation et d’investissement immatériel (recherche et développement, publicité…) qui est à l’origine de la création de valeur. D’après l’OCDE, qui utilise une définition plutôt stricte du périmètre des investissements immatériels, ceux-ci ont représenté de 2 à 7 % du PIB et dépassent en moyenne 5 % dans la zone de l’OCDE. Cela reste infé- rieur aux dépenses consacrées aux machines et aux équipements (7 % du PIB en moyenne), mais le rythme d’augmentation sur la période 1994-2002 est supérieur pour les investissements immatériels (+ 7 % par an contre 5 % pour les investissements physiques). Certaines études, qui retiennent une conception plus large de la notion d’investissement immatériel et incluent également les efforts en matière de capital humain, de publicité et d’innovation, chiffrent même le niveau des investissements immatériels aux États-Unis à 13,1 % du PIB par an sur la période 1998-20006. Cette importance croissante se lit également dans les comptes des entreprises, même si ceux-ci ne retracent que très imparfaitement les actifs immatériels des entreprises. Ainsi, le total des immobilisations incorporelles brutes inscrites au bilan des entreprises représentent en 2004 environ 16 % des immobilisations corporelles, contre seulement 6 % en 1990 et cette tendance concerne aussi bien les petites que les grandes entreprises. Certains postes « immatériels » du bilan des entreprises ont particulièrement explosé. Ainsi, les concessions, brevets et droits similaires représentaient un total de 7,7 Md € en 1990, en valeur brute, contre près de 61 Md € en 2004. En dépit de son caractère central pour la création de valeur et la croissance, la dimension immatérielle de l’économie se heurte à un problème de mesure, tant au niveau des entreprises qu’au niveau macroéconomique. Les actifs immatériels des entreprises sont aujourd’hui assez mal connus. Même si la plupart des entreprises ont identifié ce type d’actifs comme des éléments essentiels de leur compétitivité, peu d’entre elles disposent de données fiables et robustes permettant de relier ces actifs à la valeur qu’elles créent. De même, au niveau de la comptabilité nationale, on retrouve un problème de mesure équivalent. Ceci appelle une modernisation, évidemment coordonnée au niveau international, des appareils statistiques pour permettre la prise en compte de l’immatériel dans la mesure du capital – sous toutes ses formes –, de la création de richesse ou encore pour l’évaluation de la croissance potentielle.

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15Mai/18Off

Sensations aériennes

La plupart des gens sont passionnés par le cinéma, la musique, ou le jardinage. Personnellement, j'ai une passion quelque peu différentes : j'adore les avions de chasse. Une passion plus accessible eût certes été bienvenue, mais ce n'est pas comme si on choisissait vraiment. Je ne sais d'où celle-ci est venue, mais je sais qu'elle me poursuit depuis longtemps. C'est simple : enfant, il m'était impossible de sortir sans avoir mon avion de chasse préféré avec moi. Je le sortais dès que j'avais quelques secondes de libre pour imaginer des batailles aériennes toutes plus inroyables les unes que les autres. Il était donc inévitable qu'un jour, je veuille monter à bord d'un appareil réel. Et j'ai enfin réalisé ce rêve le week-end dernier, à l'occasion d'un baptême en Fouga. Cela s'est passé à Rennes, et ce jour fait clairement partie des plus beaux jours de ma vie. Les sensations que j'ai goûtées durant ce vol m'ont impressionné au-delà de toute mesure. Ce n'est pourtant pas comme si je ne m'étais pas préparé. Au contraire : je connaissais sur le bout des doigts les impressions qu'apporte un avion de chasse à ses passagers : le poids des G qui vous fait peser près de 400 kilos, la micro-pesanteur que procurent les G négatifs au beau milieu d'un looping, la vision qui diminue lorsqu'on risque le fameux voile noir... Mais tout ça, au fond, ce ne sont guère que des mots vides de sens : il faut éprouver ces sensations pour comprendre ce qu'ils signifient. Il faut se retrouver la tête en bas au beau milieu d'un looping, avec l'impression de flotter, comprendre la violence d'un G négatif. Il faut supporter l'accélération qui s'ensuit et qui vous écrase contre votre siège au point que vous avez du mal à respirer pour comprendre l'effet des G positifs. Il faut sentir son champ de vision diminuer pour compendre ce que cela veut dire que de « se sentir partir ». Et je dois avouer que, même si j'ai adoré cette expérience, j'ai été soulagé quand le pilote m'a prévenu qu'il était temps de retourner à l'aéroport ! Face à de telles sensations, aussi intenses et violentes, je commençais à sérieusement fatiguer ! Pour autant, je ne regrette pas une seconde ce vol. Et si l'adrénaline est votre amie, je vous invite vraiment à essayer le vol en avion de chasse. Voilà le site où j'ai trouvé ce baptême, pour ceux que ça intéresse ! En savoir plus en suivant le lien sur le site de l'organisateur de ce vol en avion de chasse.

pilot (2)

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14Mai/18Off

L’apprentissage, la voie d’excellence qui peine à se développer en France

Le constat est aujourd’hui bien connu. L’apprentissage est moins développé en France que chez nos voisins européens comme la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche ou le Danemark, qui affichent de surcroît de meilleurs résultats en termes d’insertion professionnelle des jeunes. De fait, l’apprentissage reste aujourd’hui concentré autour d’un nombre limité de secteurs de notre économie (construction, hôtellerie-restauration, coiffure, etc.) et la baisse des embauches d’apprentis en niveaux IV et V de formation est à peine compensée par la croissance récente des entrées dans l’enseignement supérieur. La France compte 412 400 apprentis fin 2016, soit 3% de moins qu’en 2013. Des facteurs conjoncturels peuvent en partie expliquer ce manque de dynamisme. Alors que la moitié des apprentis sont aujourd’hui dans les secteurs de l’artisanat, on constate sur la période récente une perte d’emploi dans les métiers traditionnels de l’apprentissage (métiers de l’industrie, coiffeurs et esthéticiens, métiers du bâtiment, etc.). Cependant, comme l’ont unanimement reconnu les participants à la concertation, ces facteurs conjoncturels ne peuvent expliquer à eux seuls le manque de dynamisme de l’apprentissage en France depuis plus de 20 ans. L’existence de freins psychologiques, financiers, ou encore réglementaires au développement de l’apprentissage n’est pas contestable. Or, l’apprentissage améliore l’insertion professionnelle des jeunes par rapport à la voie scolaire à court et moyen terme. Ce constat est tout particulièrement vrai pour les niveaux IV et V, mais vaut pour l’ensemble des niveaux de certification. Selon le Céreq, le taux d’emploi des apprentis diplômés du baccalauréat 3 ans après leur sortie du système éducatif s’établit à près de 90% contre moins de 65% pour les diplômés de l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Ce constat encourageant doit toutefois être observé en même temps que les taux d’accès au diplôme1 , systématiquement plus faibles pour les jeunes en apprentissage par rapport à la voie scolaire2 . Ces écarts entre taux d’accès au diplôme suivant la modalité de formation s’expliquent par l’exigence de la voie en apprentissage, l’apprenti devant démontrer des compétences scolaires similaires au jeune sous statut scolaire mais aussi acquérir plus rapidement des compétences professionnelles pour répondre aux attendus de l’entreprise qui investit dans sa formation.

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20Mar/18Off

L’ile du Diable

La semaine dernière, j'ai fait un voyage de groupe d'une semaine en Guyane, où j'ai eu l'occasion de visiter un site extraordinaire : l'île du Diable, que vous connaissez certainement... sans même le savoir !
Cette île, qui fait partie des trois îles du Salut, est en fait une ancienne colonie pénitentiaire, aujourd'hui transformée en attraction touristique. Elle est vraiment fascinante à visiter. Elle restée en activité pendant plus d’un siècle. Il faut dire que sa position isolée, aux antipodes de la France, faisait qu'il était impossible de s’échapper et difficile d’en revenir.
Les deux autres îles, l'île Royale et l’île Saint-Joseph, abritaient aussi des prisons, ainsi que Kourou, la ville la plus proche sur le continent. Le nom « île du Diable » désignait indifféremment ces divers lieux. Les prisonniers étaient classés en fonction de la gravité de leurs crimes. L’enceinte de l’île du Diable — la moins accessible de toutes — était principalement réservée aux prisonniers politiques et aux criminels endurcis.
La colonie pénitentiaire a été fondée en 1852, durant une période historique tumultueuse. Napoléon III, après son coup d’État de décembre 1851, vit dans un bagne éloigné l’idéal pour écarter ses opposants politiques. Cela permettait aussi de repeupler la Guyane, une colonie minée par la maladie et qui s’affaiblissait. Ainsi, les bagnards condamnés à huit ans de prison ou moins devaient passer un nombre d’années similaire dans la colonie. Ceux dont la condamnation était plus lourde ne pouvaient plus jamais retourner en France. Si je suis bien certain que vous connaissez cette île, c'est que l’île du Diable est devenue particulièrement célèbre à cause de deux de ses prisonniers: Alfred Dreyfus et Henri Charrière. Le premier fut victime d’une erreur judiciaire notoire et l'Affaire Dreyfus a depuis fait l’objet de plusieurs ouvrages et films. Quant à Charrière, il fit de son expérience sur l'île un best-seller : Papillon, qui parut en 1970 et fut adapté à l’écran avec Steve McQueen et Dustin Hoffman !
Le bagne a fermé en 1946. Ses bâtiments envahis par la vigne vierge constituent aujourd’hui une attraction touristique résolument unique, dans laquelle règne une atmosphère bien particulière. Si vous allez un jour en Guyane, je vous recommande chaudement l'aventure. Et si vous cherchez une agence de voyage, je vous recommande celle par laquelle nous sommes passés, ma femme et moi : le voyage de groupe qu'elle nous a concocté était juste parfait. Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du site sur cette de voyage groupe qui est très bien fait sur ce sujet.

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13Mar/18Off

Europe et droits de l’homme

L’année dernière, des attentats ont fait des morts et des blessés à Barcelone, Bruxelles, Londres, Manchester, Paris, Stockholm, Saint-Pétersbourg et en divers endroits en Turquie. En réaction, les États ont maintenu toute une série de mesures antiterroristes qui limitaient de façon disproportionnée les droits des citoyens au nom de la sécurité. Des millions de personnes ont été confrontées à l’érosion de leurs droits économiques, sociaux et culturels. Dans de nombreux pays, cette érosion s’est traduite par un affaiblissement de la protection sociale, ainsi qu’un accroissement des inégalités et des discriminations systémiques. Les femmes, les enfants, les travailleurs jeunes ou faiblement rémunérés, les personnes handicapées, les migrants et les demandeurs d’asile, les minorités ethniques et les personnes âgées et vivant seules étaient particulièrement touchés par la pauvreté. Dans toute la région, les gouvernements se sont à de multiples reprises soustraits à leurs responsabilités envers les personnes réfugiées et migrantes. Le nombre d’arrivées de réfugiés et de migrants en situation irrégulière dans l’UE a sensiblement baissé au cours du second semestre, en grande partie en raison des accords de coopération signés avec les autorités libyennes alors même que ces dernières fermaient les yeux sur les violences infligées aux personnes prises au piège dans le pays, voire y participaient. Celles et ceux qui ont réussi à gagner l’UE risquaient de plus en plus d’être renvoyés de force y compris dans des pays comme l’Afghanistan, où leur vie ou leur liberté était menacée. Au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie a fait usage de son veto pour la neuvième fois, pour que le gouvernement syrien n’ait pas à répondre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dont il était accusé. Le recours systématique au droit de veto par la Russie revenait pour ce pays à donner son assentiment pour les crimes de guerre commis, permettant ainsi à toutes les parties au conflit syrien d’agir en toute impunité, tandis que les civils en payaient le prix fort.

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26Jan/18Off

L’anniversaire de Trump à la Maison Blanche

Aux Etats-Unis, la tension est actuellement à son comble. La date butoir de vendredi minuit approche à grand pas, avant laquelle les élus doivent impérativement adopter un budget. Au-delà, l'Etat fédéral ne sera plus financé et risquerait de fermer ses administrations : une paralysie humiliante pour le nouveau pouvoir républicain. Donald Trump se démène donc pour que soit voté budget, dans lequel figure entres autres choses le budget pour financer son fameux mur. Le président insiste d'autant plus lourdement sur ce projet qu'arrive sous peu la 100ème journée de l'administration Trump au pouvoir. A l'occasion d'un incentive à Los Angeles, j'en ai beaucoup discuté avec des collègues, et même ceux qui le défendaient le disaient clairement : le tableau de chasse de Trump est plutôt mince. Et même s'il a engagé une vague de déréglementation économique et environnementale massive, il faut savoir que ses effets mettront des mois ou des années à se faire sentir ! Résultat de ces déconvenues en chaîne : ses électeurs ne croient déjà plus en ses idées. Par exemple, deux tiers des Américains pensent aujourd'hui qu’il faut davantage d’Etat, et dénigrent donc la libéralisation que Donald Trump désire imposer. Comment la tornade Trump a-t-elle pu s'amoindrir à ce point ? Je crois que Trump s'est finalement aperçu qu'on ne pilote pas l’Amérique comme une entreprise privée. Il commence juste à distinguer l'extrême complexité du monde économique dans lequel est son pays, et découvre que l'on ne peut pas balancer des menaces à n'importe qui sans qu'il y ait des contremesures qui soient prises en face. C'est ce qui explique que Donald Trump ne veut plus, aujourd'hui, de guerre commerciale avec la Chine, mais évoque plutôt des pourparlers, au calme, pour tenter de trouver un nouvel équilibre. C'est qu'il a désormais entraperçu la complexité des relations économiques qui lient les deux pays, et compris que l'isolationnisme avait plus de chances de faire du mal à l'économie américaine ! Au passage, j'ai beaucoup apprécié cet incentive à LA : c'est suffisamment rare pour que j'en parle ici. Je vous mets en lien l'agence qui l'avait en charge, si vous voulez voir des photos. A lire sur le site de cette expérience incentive aux USA.

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17Jan/18Off

Le créationnisme, fadaise qui a la vie dure

Je suis athée. Je suis rationaliste. Impossible de croire au surnaturel, et à un « Dieu » (sic) ayant créé l’Univers (resic) en six jours, puis fabriqué l’être humain à son image (re-re-sic) et la femme pour lui servir d’« aide» (re-re-re-sic, et voir la Genèse, chapitre 1, verset 18). Ou de gober qu’il a fait la lumière AVANT de créer le Soleil et les étoiles, puis, qu’au bout de six jours, il ait eu besoin de « se reposer » (re-sisic) ! Bref, tout ce qui relève de la prétendue Création, c’est ce que Montherlant appelait « de la bouillie pour les chats » – première version de notre moderne bullshit, si on donne dans les anglicismes, mais vous pouvez dire fadaise si ça vous plaît devantage. Or, des créationnistes, ces fadas qui croient au créationnisme, nous en avons quelques-uns en France, comme ces retardés mentaux de la Manif pour tous, défilant en braillant leur fameux slogan d’inspiration catholique « Un papa, une maman », mais ils pullulent aux États-Unis, où existent trois divinités : Dieu, le dollar et la conviction que « ce grand pays doit diriger le monde », bien qu’il ait perdu toutes ses guerres depuis 1945. Les scientifiques, à peu près unanimes, pensent que la naissance de l’Univers remonte à quatorze milliards d’années, au moment du célèbre Big Bang, mais les créationnistes penchent plutôt pour... quatre mille ans avant le début de notre ère, donc vers -6100 (ils avaient compté le nombre de générations entre Adam et Jésus, en ne tenant pas compte du fait que beaucoup de personnages de l’Ancien Testament sont crédités d’un âge plus que canonique, 969 ans pour Mathusalem) ; et un certain James Ussher, archevêque d’Armagh et primat d’Irlande, auteur d’une chronologie publiée en 1650, Annales de l’Ancien Testament, retracées depuis l’origine du monde, n’a pas craint le ridicule d’assigner, au premier jour de la Création, la date et l’heure du 23 octobre -4004 à midi ! Or un âge de 6100 ans pour l’Univers et donc pour la Terre, c’est tout autre chose, et cela contredit absolument, entre autres, la totalité des découvertes en paléontologie ! On voit que tout ce qui relève du créationnisme patauge dans le farfelu. Il est donc hautement fantaisiste d’affirmer que les hommes sont « faits pour consommer de la viande », simplement parce qu’ils en mangent. Parce que certaines peuplades sont cannibales, faut-il en conclure que l’Homme est fait pour le cannibalisme ? Ou alors, écrivons que Ravaillac était fait pour poignarder Henri IV ; Jeanne d’Arc, faite pour brûler à Rouen ; Hitler, fait pour envoyer les Juifs dans les chambres à gaz ; et Louis XIV, fait pour révoquer l’Édit de Nantes qu’avait signé son grand-père Henri IV.

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8Déc/17Off

Voltige aérienne: un retour d’expérience

Un jour de janvier, 11h. Une journée grisâtre. La gorge sèche, j'entre dans l'aéro-club belge. Je suis écartelé entre l'enthousiasme et la peur. En effet, je suis ici pour une activité inhabituelle: un baptême acrobatique. Je fais la découverte du pilote, Ethan, qui me met immédiatement à l'aise. S'ensuit une heure de briefing dans une ambiance chaleureuse. Malgré tout, je sens la tension monter alors que le moment tant redouté approche. Et il vient, le moment de prendre la route. Je mets le parachute et marche vers l'appareil, un Stampe, (un petit appareil bi-place). L'engin est tout à la fois léger et solide et, comme je vais m'en rendre compte, particulièrement vif! L'intérieur du cockpit ne fait pas dans les fioritures. L'avion a visiblement été pensé pour remplir un seul dessein: amener le maximum de sensations. Une fois que je suis installé à l'intérieur, paralysé par un réseau de sangles, j'ai l'étrange impression de ne faire qu'un avec l'appareil. Un vrai petit nid douillet. L'appareil tousse au démarrage puis rugit. Malgré le casque, le vacarme est assourdissant. Le pilote s'assure que mon casque micro est en état de marche, puis nous décollons pour 30 minutes de vol, qui sont autant de shoots d'adrénaline. Le pilote pousse les manettes à fond et nous prenons notre envol avant de joindre le site de voltige. Premier tonneau. Je suis plaqué contre mon siège et me rive aux bretelles, n'en croyant pas mes yeux. Je n'avais pas imaginé des sensations d'une telle intensité. Mais ce n'était rien de plus que le prélude! Cloches, breaks, immelmann. Les acrobaties s'égrènent sans interruption. A certains moments, il m'arrive de lâcher quelques grossièretés. Oups, tant pis pour la vidéo. Je ne peux m'en empêcher: l'expérience est un tantinet plus impressionnante que tout ce que j'avais imaginé. A la fin, mon oreille interne perd le fil. Il n'y a plus de haut ou même de bas. Tous mes repères se sont envolés et la terre ferme et le paysage pivotent follement autour de moi. La voltige est incroyablement courte mais je ressors pourtant harassé de ce cockpit. Au cours de certaines figures, il fallait supporter jusqu'à 5G: mon corps pesait 5 fois plus que mon poids habituel ! Je peux vous assurer que c'est le genre de expérience que je ne risque pas d'oublier ! Si vous avez l'intention de tester un vol acrobatique, foncez sans hésiter... à condition d'avoir le coeur bien accroché. Le pilote adapte la force des figures en fonction du ressenti, mais ça reste néanmoins un sacré shoot d'adrénaline. Je vais en rêver longtemps... A lire sur le site de cette expérience de voltige aérienne en avion.

8Déc/17Off

Euro et conséquences

Depuis la création de l’Union économique et monétaire (UEM) en janvier 1999, l’euro s’est d’abord déprécié fortement par rapport au dollar (de 1,17 dollar par euro en janvier 1999 à 0,86 en moyenne pour février 2002), puis il s’est apprécié plus vigoureusement encore pour atteindre plus de 1,50 dollar par euro en mars 2008. Bien que ces fluctuations ne soient pas exceptionnelles au regard de l’histoire, elles créent des difficultés pour les entreprises de la zone, particulièrement pour celles, telle EADS, dont les marchés sont en dollars tandis que les coûts sont en euros. Néanmoins, toutes les entreprises de la zone euro ne sont pas également exposées aux fluctuations du taux de change bilatéral euro/dollar. Pour tenir compte de la diversité des marchés sur lesquels les entreprises de la zone sont présentes, il faut ainsi considérer un taux de change moyen pondéré vis-à-vis des partenaires étrangers, appelé taux de change effectif. Le taux de change effectif de l’euro s’est nettement moins apprécié que le taux bilatéral par rapport au dollar, tout simplement parce que d’autres monnaies que l’euro se sont appréciées vis-à-vis de la monnaie américaine au cours de cette période : entre février 2002 et avril 2008, l’euro s’est apprécié de 81 % par rapport au dollar, mais de « seulement » 37 % par rapport aux 42 principaux partenaires de la zone euro. En outre, une inflation légèrement plus faible en zone euro que dans le reste du monde a encore limité l’appréciation en termes réels : 32 % entre février 2002 et avril 2008.

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